La prise en charge des animaux sauvages dits "nuisibles" devient de plus en plus compliquée en France. Selon la Fondation 30 Millions d’Amis et le Réseau Centre de Soins Faune Sauvage, ces animaux, classés comme "espèces susceptibles d’occasionner des dégâts" (ESOD), sont progressivement exclus des centres de soins.
Alors que certains de ces animaux pourraient être soignés et réintégrés dans leur milieu naturel, les préfectures imposent souvent leur euthanasie ou leur envoi dans des enclos de chasse. Tout cela met en danger non seulement la vie de ces animaux, mais aussi la biodiversité, en fermant la porte à des solutions plus éthiques.
La Fondation 30 Millions d’Amis et le Réseau Centre de Soins Faune Sauvage ont dénoncé cette situation dans un courrier envoyé le 20 janvier 2025 aux ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture. Ils rappellent que les centres de soins jouent un rôle indispensable, en accueillant des animaux blessés quelle que soit leur espèce. Les alternatives proposées par les autorités (euthanasie ou placement dans des parcs de chasse) vont totalement à l’encontre des missions éthiques des centres de soins.
L’une des raisons avancées pour justifier cette exclusion serait le risque sanitaire lié à leur réintroduction dans la nature. Toutefois, la réinsertion des animaux après des soins est une procédure bien encadrée. La Fondation 30 Millions d’Amis estime qu’en interdisant la prise en charge de ces animaux, on nie leur rôle écologique et qu'on encourage la destruction de ces espèces sans fondement scientifique réel.
Ce revirement a en effet de lourdes conséquences : il risque de favoriser la détention illégale d’animaux sauvages et d’encourager leur euthanasie injustifiée.
Toute l’équipe MCA salue l’engagement de ces associations et ONG qui se battent pour la protection des animaux sauvages. Il est nécessaire de pouvoir continuer à prendre en charge les soins de ces animaux complètement indispensables à la faune et la flore.