Bonjour à tous,
Nous sommes Adeline et Romain Claude, les parents de Clémence, décédée à presque 3 ans, victime d’une erreur médicale.
Tout a commencé lorsqu’au cours de la grossesse, les médecins ont décelé une cardiopathie congénitale à notre fille. Ils nous ont dits qu’elle devrait subir trois opérations et aurait ensuite une vie normale.
Clémence est née le 16 novembre 2018, elle a subi une opération à 6 jours puis une autre à 6 mois.
Le 14 septembre 2021 dernière opération, nous la remettons donc dans les mains de l’anesthésiste, elle pleure, ne veut pas nous quitter !!
Le chirurgien nous appelle à 20h et nous dit que l’opération s’est bien passée, nous pouvons aller la voir dans une heure. Lorsque nous arrivons à l’hôpital du haut lévêque, nous voyons l’anesthésiste qui nous dit que Clémence va bien et que tout s’est bien passé.
Quand on est avec Clémence, elle bouge ses paupières, on lui explique qu’elle doit rester calme et se reposer. On la laisse se reposer.
Le lendemain matin, brutalement, elle fait un arrêt cardiaque, mais revient à elle au bout de 3 minutes.
Les médecins nous expliquent qu’elle ne supporte pas son montage cardiaque. Par la suite, son état se dégrade au fil des jours. Dans la journée du mercredi, le chirurgien décide de lui faire un cathétérisme afin de comprendre ce qu’il se passe.
Il nous appelle, et nous annonce que son montage cardiaque est bon. Autrement dit, il ne comprend pas ce que Clémence a.
Au retour du cathétérisme nous voyons un anesthésiste qui nous explique que Clémence doit passer un scanner cérébral, car ses pupilles ne réagissent pas. Au retour du scanner, on nous annonce que Clémence a un œdème cérébral diffu. Ils essaient donc dans la nuit un traitement pour faire diminuer son œdème.
Le jeudi 16 septembre 2021, l’état de santé de Clémence ne s’améliore pas. Le chef de réanimation, le chirurgien et un anesthésiste nous prennent en entretien pour nous expliquer que l’état de santé de Clémence s’aggrave. Le chef de réanimation nous dit qu’elle a des troubles ioniques importants.
Or, je ne comprends pas, car ses bilans sanguins avant l’opération étaient tous bons.
Alors, j’insiste et je demande des explications. Je veux comprendre ce qu’il se passe avec ma fille !
Personne ne parle, le chef de réanimation baisse la tête et avoue que Clémence a subi un surdosage en bicarbonate de sodium au bloc opératoire !!
Le jeudi après-midi, elle passe un électroencéphalogramme, on nous dit qu’il y a encore une activité. On garde espoir, on lui dit de s’accrocher et de se battre, qu’on l’aime plus que tout et qu’on ne veut pas la perdre.
Le vendredi 17 septembre 2021, elle passe un deuxième électroencéphalogramme. On nous dit qu’il est plat, que Clémence est en mort cérébrale.
Nos amis et famille viennent lui rendre visite dans le week-end.
Le lundi 20 septembre 2021, nous allons lui acheter sa robe de princesse qu’elle souhaitait tant pour ses 3 ans et un vernis rose à paillettes qu’on lui a posé le jour même avec ses mamies.
Le mardi 21 septembre 2021, je fais sa toilette, je l’habille en princesse. À 10h, entourée de nos proches, l’anesthésiste éteint les machines et Clémence s’envole pour la route des étoiles dans nos bras sur la chanson « Vole » de Céline Dion.
L’après-midi, on rentre chez nous en Charente, on prépare sa chambre pour qu’elle retrouve son lit, ses jouets et ses doudous une dernière fois. Malheureusement, on devra la laisser à la chambre funéraire, car les pompes funèbres ont peur que les soins ne tiennent pas dû aux produits injectés à l’hôpital.
Elle sera enterrée le samedi 25 septembre 2021 à côté de chez nous.
Deux mois après, nous avons reçu son dossier médical non-complet et le compte-rendu post hospitalisation dans lesquels nous avons appris un surdosage de 3 à 4 fois la dose normale, des crises convulsives non expliquées à nous ses parents et un électroencéphalogramme déjà plat dès le jeudi.
Le 14 février 2022, nous nous sommes rendus à Paris avec notre avocat pour rencontrer les médecins experts qui ont étudié le dossier de Clémence.
Il y avait l’avocat de l’hôpital, le chef de réanimation. Les experts ont expliqué qu’à la sortie du bloc opératoire au vu de ses bilans sanguins son pronostic vital était déjà engagé.
Le surdosage s’élève 5 à 10 fois la dose.
L’anesthésiste a avoué avoir endormi Clémence et être parti manger.
L’infirmière anesthésiste serait partie ranger du matériel dans une réserve et l’interne aurait paniqué et réalisé cette injection fatale.
On confie donc l’amour de notre vie à des personnes qui nous mentent, qui nous cachent des choses à nous ses parents !!
Aujourd’hui nous avons porté plainte et nous voulons la vérité, que les personnes soient jugées et condamnées.
Ce qui nous aide à tenir, c’est ce combat. On veut que les gens qui ont fait ça à Clémence paient ! L’argent, on s’en fout, on veut des réponses.
On a fait cette promesse à Clémence sur son lit d’hôpital et on ira jusqu’au bout ! »
Nous souhaitons une JUSTICE pour Clémence !!!
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