Après 112 plaintes de victimes contre des membres de l'établissement privé sous contrat de Bétharram, et plus récemment l'actualité qui démontre que François Bayrou, alors ministre de l'Education nationale, président du conseil régional et maire de Pau, lui même avait eu connaissance de faits de violences physiques et sexuelles.
Comment expliquer que l'immobilisme perdure ? Comment expliquer que cet établissement reste encore "sous-contrat" avec l'Education nationale ? Comment expliquer qu'il dispose d'un agrément jeunesse et sport lui permettant d'accueillir des groupes d'enfants ?
Par mesure de précaution, au regard de la gravité des faits, il nous semblerait évident que cet établissement regroupant une école maternelle, un collège, un lycée professionnel et un lycée général, soit fermé pour ne pas exposer d'autres enfants et par dignité pour les victimes.
D'autant plus qu'aujourd'hui, juste en face du collège, au sein de l'EHPAD, vit Henri Lamasse, prêtre pédocriminel, qui a sévi, il y a plusieurs décennies dans les murs même de Bétharram. Les faits ont été reconnus par une enquête canonique. Si ce prêtre n'a pas pu être poursuivi par la justice française c'est une fois de plus parce que les faits étaient prescrits. Il n'empêche que l'une de ses victimes, Jean-Marie Delbos, a bien été reconnu comme victime. La congrégation des frères de Bétharram avait promis un éloignement de ce prêtre. Il y a peu, Jean-Marie Delbos a appris son retour, la congrégation prétextant son état de santé. Pire nous apprenons qu'il officie encore. En somme, face à un collège, vit paisiblement un pédocriminel.
Ceci démontre clairement que l'impunité règne encore et toujours au sein de Bétharram.
Exigeons que Henri Lamasse ne soit plus à Bétharram par dignité pour les victimes. Le ministre de l'Intérieur et des cultes doit agir.
Exigeons que l'Éducation nationale ouvre une enquête et que le temps de cette enquête l'établissement soit fermé !
Exigeons également que la justice ouvre une enquête pour des faits de non-dénonciation !
Combien de personnes étaient informées et n'ont pas agi ?
Exigeons auprès du ministère des Sports le retrait de l'agrément jeunesse et sport qui autorise l'accueil de groupes d'enfants sur cet établissement.
Exigeons du ministre de l'Intérieur l'interdiction d'accueil d'enfants au sein de cette congrégation, comme le préfet du Pas de Calais l'a récemment fait pour le village d'enfants de Riaumont.
Exigeons l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineur.e
Exigeons l'allongement des délais de prescription en matière de non dénonciation à 30 ans comme le demande Maud Petit, députée du Val de Marne, dans une proposition de Loi n°481 de novembre 2024 intitulée : faire coïncider les délais de prescription du délit de non dénonciation et de délit d'omission de porter secours avec les délais de prescription des crimes et agressions sexuelles sur mineur.e.s
Si les victimes parlent c'est aussi pour protéger les enfants d'aujourd'hui
CETTE SITUATION EST SCANDALEUSE.
50 ANS DE DÉNI
112 PLAINTES
Soutien aux victimes
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