Aujourd’hui je suis en colère. Je suis infirmier, depuis peu, tout juste un peu plus d’un an. Je travaille en psychiatrie en Guyane depuis 6 mois. Ce matin, en discutant avec mes collègues, ils m’apprennent non pas un, mais deux évènements tragiques en l’espace de 24H : Une infirmière se fait braquer, l’agresseur repart avec 4 euros… Une autre se fait violer au domicile d’un patient. Nous sommes aujourd’hui le 21 Mars 2025, depuis le début de l’année, déjà plusieurs agressions ont eu lieu. Ces deux situations précédemment citées ont eu lieu le 20 Mars 2025.
Le 7 Mars 2025, un infirmier travaillant en psychiatrie à Marseille se fait passer à tabac par un patient, il est retrouvé dans une marre de sang.
Fin Janvier 2025, un ancien infirmier se suicide à Cayenne.
Le 10 Janvier 2025, 7 soignants sont blessés aux urgences par un patient et son accompagnant à Annemasse. Tout cela en moins de trois mois…
Il est temps de tirer une sonnette d’alarme, et de changer les mentalités. Je pense que les soignants ont besoin de plus de sécurité, de plus de moyens, et d’accompagnement. Surtout pas d’applaudissements.
Nous pouvons, à tout moment, prendre en soin quelqu’un de votre entourage, votre enfant, vos parents et grands-parents, vos amis, vos connaissances. Respectez-nous s’il vous plait. Nous en avons besoin. Notre investissement dans ce métier est humain, il est philosophique. Donnez-nous les moyens de vous aider de la meilleure des manières.
L’idée de cette pétition, elle est simple.
C’est une demande de mobilisation, et de compréhension.
Il y a besoin d’une prise de conscience de tout un chacun. De la part des patients, tout service confondu. De la part de leur entourage. De la part du gouvernement. Nous avons besoin de reconnaissance, de moyens humains et financiers, nous avons aussi besoin de pouvoir exercer notre métier en sécurité.
A tout le personnel soignant, à tous les ASH, les AS, les IDE, les médecins somatiques et psychiatres, à tous les encadrements, les cadres de services, les cadres supérieurs, les chefs de pôle.
A toutes les personnes faisant partis de l’administration médicale, à toutes les directions hospitalières.
Il ne s’agit pas ici de se diviser et de se pointer du doigt. Unissons-nous devant ce problème qui est la violence faites aux soignants, soutenons-nous, portons tous ensemble le même message : nous avons aujourd’hui besoin de respect, et de considération.
Je ne suis pas suffisamment expérimenté. Je n’ai pas de réponse à apporter à ce problème. J’ai bien quelques idées, mais j’en appelle à vos expériences, à vos avis, à vos histoires. Il est temps de pouvoir dénoncer librement, et de réfléchir à des solutions concrètes et rapides.
Alors s’il vous plait, prenez le temps de lire ce message, d’y réfléchir un minium. Si vous avez des propositions, partagez-les.
Si cette pétition prend une certaine ampleur, peut-être qu’il serait possible d’en faire prendre connaissance au ministère de la santé, et au gouvernement.
Je voudrais juste que l’on soit entendu.
Merci.
Le 20 Mars :
« Entre hier et aujourd’hui, deux agressions ont eu lieu sur des infirmières libérales. La première a été violée, la seconde a été braquée. »
Le 7 mars :
« Une mare de sang ». Un infirmier de psychiatrie passé à tabac par un patient à Marseille
« On devait être quatre dans ce service et ce jour-là, on était trois, voilà pourquoi ils ne sont descendus qu’à deux »
Fin Janvier :
Hôpital de Cayenne: le syndicat UTG Santé réagit suite au suicide d'un ancien infirmier
« un ancien infirmier s’est ôté la vie le week-end dernier. Il se plaignait d’un mal-être au travail. »
Le 10 janvier :
Au total, sept soignants sur les 14 impliqués dans l'agression sont blessés.
Violences faites aux soignants : une mobilisation nationale le 12 mars
« Les violences contre les soignants connaissent une recrudescence alarmante. En 2023, elles ont augmenté de 27 %, atteignant un niveau sans précédent depuis vingt ans, selon le Conseil national de l’Ordre des médecins. Chaque jour, 65 professionnels de santé sont victimes d’agressions verbales ou physiques, mettant en péril leur mission et leur sécurité. »
Des boutons anti-agression remis à des infirmières, médecins et commerçants en Guyane »
« En Guyane, plus d’un infirmier sur deux se sent en insécurité pendant son travail, selon des chiffres de l’ARS datant de 2022. Un sur deux a déjà subi une agression verbale durant ses déplacements ou pendant qu’il était en soins, et près de 40 % une agression physique. Quatre infirmiers sur cinq affirment que "l’insécurité ou son sentiment est un frein à la prise en charge d’un patient". »
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